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TOGONEWS

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M. Bawara a d’abord parlé de comment ou tout au moins, des facteurs qui ont contribué à la reprise de la coopération <<Selection in Document>>entre le Togo et l’UE. Pour lui, le dialogue politique intertogolais qui a abouti à la signature de l’Accord Politique Global en est un point très important. Il a reconnu que le dialogue aurait pu aboutir plus vite que cela. Mais les difficultés liées à tout dialogue ont retardé les choses. « C’est du temps perdu » a dit le ministre avant d’ajouter : « toujours est-il que nous avons fait preuve ensemble, quelles que soient les convictions et les intérêts partisans et particuliers, d’un sursaut aussi bien la mouvance présidentielle que les autres partis qui ont accepté de renouer le fil du dialogue en avril 2006 à Lomé.. .» M. Bawara pense que « l’aboutissement heureux de ce dialogue a été l’élément déclencheur des perspectives de reprise de coopération entre notre pays et l’UE ». Il a souligné que ce dialogue a débouché sur la formation du gouvernement d’union nationale. Il a alors déploré l’absence de l’UFC dans ce gouvernement.

Mais ce dialogue n’est pas le seul élément dans cette normalisation : « Un autre fait marquant précise le ministre, sur le plan international, c’est la décision du chef de l’Etat d’instituer une commission d’enquête indépendante dirigée par l’ancien premier ministre Me Joseph Koffigoh ». C’est important selon le ministre car cela a permis de régler un tant soit peu le problème des violations des droits de l’homme, un des problèmes que le Togo a avec l’extérieur. « En acceptant de faire la lumière sur les actes de violence et de vandalisme et autres perpétrés avant, pendant et après l’élection présidentielle d’avril 2005, c’est véritablement un acte majeur ». Cela a ouvert une porte pour le Togo sur le plan international.

M. Bawara a cité également l’ouverture d’un bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme au Togo et qui est déjà opérationnel avec trois fonctionnaires internationaux. Pour le ministre, « c’est également un acte qui renforce l’esprit de confiance et de sécurité en faveur de nos concitoyens ». Il n’a pas oublié de signaler que le 08 décembre, l’UE a notifié au gouvernement togolais, la reprise de la coopération. Donc au bout de 13 ans, M. Bawara se réjouit d’aboutir à ce résultat, la reprise de la coopération. En un mot le ministre pense que « les Togolais sont animés d’une réelle volonté de changer »

En clair, le résultat de la reprise de la coopération est à mettre à l’actif du travail fait par les Togolais eux-mêmes. Il a également jeté des fleurs au commissaire de l’UE, Louis Michel pour son pragmatisme. Celui-ci a compris en quelque sorte que les 14 ans de suspension de coopération n’ont pas pénalisé ceux qui étaient aux commandes des affaires de l’Etat mais plutôt le peuple.

Au vu donc des réalités actuelles, M Bawara a affirmé que « petit à petit, le Togo est entrain de retrouver sa dignité et son prestige sur le plan international »

Dans la déclaration liminaire qu’il a présenté à la presse, M Gilbert Bawara a laissé entendre que « quelles que soient nos divergences qui sont en réalité mineures, nous devons chercher à privilégier ce que les Togolais demandent (…) ; que chacun puisse trouver un travail, aller dans son champ, aller au marché, avoir de quoi manger et contribuer à la richesse du pays »

Le débat qui a suivi l’intervention du ministre a permis de comprendre si réellement la coopération est reprise. En effet, avant le 08 décembre, l’UE indiquait que la reprise sera totale après la tenue des élections législatives libres et transparentes. Mais selon l’orateur, la tendance est renversée eu égard aux progrès considérables faits par le Togo dans les domaines sociopolitiques.

Par ailleurs, le ministre a profité de l’occasion pour lever l’équivoque à propos d’un prétendu problème entre le premier ministre et lui. Ce serait, selon le ministre, un malentendu car il n’y a aucun problème au sein du gouvernement. Chaque ministre dont M. Bawara, fait son travail et le premier ministre est là pour coordonner tout.

S’agissant du NEPAD, le ministre a reconnu que le Togo a accusé un certain retard qui est entrain d’être rattrapé sans aller trop en détail. Il semble reporter les réponses sur l’avenir et les faits qui parleront d’eux-mêmes car dit-il, « il n’est jamais trop tard de bien faire »