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Professeur Léopold Messan GNININVI, le Comité de Suivi de l’APG vient de tenir sa seconde réunion au Togo, quelles ont été les questions abordées et décisions prises ?
Plusieurs questions étaient inscrites à l’ordre du jour notamment la participation de l’UFC au gouvernement, les problèmes rencontrés par la CENI, la révision du Code électoral, etc.

Quant aux décisions, nous avons demandé à la CENI
d’affiner davantage son budget afin que démarre rapidement le processus de recensement électoral. Il s’agira d’un recensement et non d’une révision des anciennes listes électorales. Dans ce sens, nous avons demandé à la CENI de faire une communication sur ses activités à la prochaine réunion du Comité de Suivi qui aura lieu certainement à la mi-janvier 2007. Nous avons demandé que soient accélérées les discussions afin de permettre l’entrée de l’UFC au gouvernement.

Il paraît que ça « grince » sur la question de la carte électorale…
L’accord est clair sur la question de la carte. Il s’agira d’une carte infalsifiable et sécurisée. Lorsqu’on parle d’infalsifiabilité, c’est que la carte ne puisse pas faire l’objet d’une reproduction par un tiers. Et quand on parle d’une carte sécurisée, il s’agit d’y associer un ou des éléments qui puissent être authentifiés lors de son utilisation. Sur ce point, à défaut d’un instrument électronique  de vérification dans les bureaux de vote, il suffira d’y mettre la photo du détenteur afin que personne d’autre ne l’utilise. Si l’intention est d’organiser des élections crédibles et transparentes, ces éléments ne doivent pas faire l’objet d’une polémique.

Après quelques mois de participation au gouvernement, quel bilan faites-vous ?
Notre présence au gouvernement nous a permis de nous rendre compte des problèmes auxquels nous devons faire face. Le travail à faire est immense. L’action quotidienne du gouvernement amène souvent à engager l’avenir de plusieurs générations. Nous devons faire en sorte que cette situation ne s’aggrave pas. Le peuple togolais doit faire preuve de beaucoup de discernement s’il ne veut pas amplifier les problèmes actuels du Togo.

Professeur GNININVI, l’un des dossiers dont vous avez hérités se trouve être celui de l’énergie ; comment comptez-vous vous y prendre pour sortir notre pays de la situation actuelle ?
A vrai dire, ce secteur a souffert de plusieurs problèmes. Le premier problème est celui du déficit de pluie qui frappe toute la sous-région.

Le deuxième, c’est celui de notre dépendance énergétique. Il  faut prendre des mesures pour réduire cette dépendance en :

- diversifiant nos sources d’approvisionnement;
- disposant sur le sol national d’une capacité de production en cas de coup dur ;
- prévoyant des solutions alternatives.

Pour le moment, nous faisons face aux urgences et certaines initiatives sont en voie de matérialisation. Les problèmes de délestage seront atténués dès ce mois.

Le troisième problème est celui de la hausse de coût du pétrole. Sur ce plan, nous ne pouvons rien. Les prix ont flambé dans tous les pays. Ceux qui sont à l’abri, ce sont les pays producteurs de pétrole. La seule solution serait de relever le niveau de revenu de nos populations pour qu’elles ne ressentent pas durement la hausse des produits pétroliers.

Nous devons absolument prendre des initiatives dans les années à venir si nous ne voulons pas nous retrouver dans les mêmes situations qu’aujourd’hui. La situation politique actuelle ne permet pas  une grande marge de manœuvre. Si les Togolais nous donnent les moyens d’une action après les échéances électorales, nous pourrons engager des manœuvres de  plus grande envergure. Nous disposons de beaucoup d’atouts et nous les ferons connaître le moment venu.

Vous voulez parler de l’énergie solaire ?
Et de bien d’autres énergies alternatives qu’il faut encourager.

Pensez-vous que les élections se tiendront à la date prévue ?
L’homme propose, Dieu dispose. Ce qui compte le plus, c’est que nous puissions faire en sorte que tout aille bien pour que nous ne soyons pas trop en retard sur les échéances prévues. Et pour cela, chacun devra y mettre du sien et faire preuve de sincérité et d’esprit d’ouverture.

Quelles sont les raisons qui ont poussé le gouvernement à choisir le scrutin de liste ?
Nous étions pour un scrutin uninominal à deux tours. Les autres étaient pour un scrutin uninominal à un seul tour. Il fallait trouver une solution de compromis. La facilitation nous a suggéré ce type de scrutin. Le consensus a été fait autour de ce scrutin, nous l’avons adopté.

Au seuil de la nouvelle année, quel message avez-vous pour les Togolais ?
Je voudrais saisir l’occasion de cette interview pour souhaiter mes vœux les plus chers de santé, de paix et de bonheur à l’ensemble des citoyens togolais. Nous formulons le vœu que le processus en cours puisse aller à son terme et qu’il ouvre la voie à un Togo apaisé et réconcilié. Qu’il soit enfin l’occasion de tourner la page des années de violence, d’incompréhension et de mauvaise gouvernance.

Je vous remercie, Monsieur le Professeur !
 C’est à moi de vous remercier.